Quand consulte-t-on pour son enfant ?
De manière générale quand celui-ci exprime un mal-être et que les moyens mis en oeuvre par l’entourage (dialogue au sein de la famille, avec l’école…) ne suffisent pas à améliorer la situation. A savoir que l’enfant (surtout s’il est petit, mais pas seulement) exprime rarement sa souffrance avec des mots, mais plus souvent par un changement dans son comportement, dans son humeur générale, ou par des somatisations d’allure parfois « banale ». Si celles-ci se répètent trop souvent on peut se questionner sur ce que l’enfant dit à travers son corps, sa maladie.
Une baisse soudaine des résultats scolaires, une perte d’intérêt pour les apprentissages peuvent aussi alarmer, notamment à l’adolescence qui est une période particulièrement sensible en raison des remaniements profonds que le jeune doit opérer. Les conflits peuvent éclater et les parents sont alors en première ligne, contraints de revoir leur mode de relation avec leur enfant. Mais certains adolescents se replient au contraire et s’enferment dans un silence opaque. La proposition d’une aide en-dehors de la famille, avec un professionnel, peut être plus facile à recevoir que celle des parents, souvent attaqués.
Dans tous les cas il s’agira de réfléchir ensemble à ce qui peut causer ce mal-être chez l’enfant et d’écouter, bien sûr, ce qu’il a à nous dire. Parfois des changements dans la vie de l’enfant peuvent générer un sentiment d’insécurité, ou des sentiments mélangés à l’égard de ses parents (séparation, naissance d’un petit frère…), mais parfois il n’y a pas « d’événement » particulier et les causes sont davantage à chercher dans le monde intérieur de l’enfant. Car la manière dont il se représente ses parents, le monde extérieur, est parfois très éloignée de la réalité ! Le psychologue peut aider à faire la part des choses, en écoutant l’enfant mais aussi en répondant aux interrogations des parents.